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05 novembre 2019

Rencontre avec Coralie FRANIATTE (Promo 2008), Co-fondatrice de BEJOUE, agence de conseil par le jeu !

Nous avons rencontré Coralie FRANIATTE (Promo 2008), Co-fondatrice de BEJOUE, agence de conseil par le jeu. Grâce à des mécaniques ludiques impactantes, BEJOUE accompagne les entreprises à remettre l’humain au centre et à créer de l’intelligence collective. Coralie nous parle ici de son parcours depuis l’ESSCA, de son d’expérience d’entrepreneur et de ses liens avec le réseau. Ce nouveau portrait illustre une nouvelle fois les valeurs de l’ESSCA et du réseau ALUMNI !

Pourquoi as-tu intégré l’ESSCA ? Qu’en retiens-tu ?

Il y’a une vraie part de hasard : A mon arrivée J’ai compris que beaucoup faisaient l’ESSCA, comme leur frère, leur sœur, ou leurs parents…Moi je ne connaissais pas l’ESSCA un an auparavant et j’avais même dit que je ne ferais jamais d’économie de ma vie ! Venant d’un parcours scientifique, et passionnée de musique (au point à l’époque de vouloir en faire mon métier), j’étais en fait assez perdue en terminale : j’ai fini par passer le concours…et par rejoindre l’école. J’y ai fait de très belles rencontres et j’ai profité de contenus pédagogiques de très bonne qualité. J’ai suivi la filière management de la communication.

L’ESSCA m’a apporté le sens de la débrouille, je n’ai pas peur de décrocher mon téléphone et de contacter n’importe quel interlocuteur !

En arrivant à l’ESSCA, j’avais 17 ans, je pensais amis et non réseau : je ne l’ai compris qu’après, en cherchant du travail ou en montant ma boite !

Peux-tu nous parler de ton début de carrière ?

J’ai commencé dans une agence de communication, j’étais au web en tant que chef de projet pendant deux ans, et malheureusement sans avoir une vision claire de toute la chaîne de valeur. A la recherche de sens, je ne souhaitais plus m’investir dans une macrostructure : je suis fille d’entrepreneur et aime créer et faire comme je le pense : j’ai pris la liberté de le faire ! Pour moi, c’est la norme de monter des projets entrepreneuriaux plutôt que de faire carrière dans un grand groupe.

Après ces deux premières années en agence, je rejoins l’agence CLE comme première salariée. J’y accompagne sa dirigeante dans l’élaboration d’opérations de communication croisées entre des start-up, grands groupes, des médias et des associations…sur des enjeux sociétaux. Je deviens ensuite son associée. Nous organisons notamment les évènements qui se passent au journal LE MONDE et traitons d’enjeux comme la mobilité, l’économie sociale et solidaire, l’apprentissage de l’anglais, l’entretien textile responsable, etc.  J’y reste 5 ans, riches en apprentissage et en rencontres.

Comment est né BEJOUE ?

BEJOUE est né d’un échange entre mon amie d’enfance Isa et moi-même le soir de mon anniversaire. Isa était déjà dans la réflexion sur un business plan, on échange autour du jeu. Et on se revoit quelques jours après ! Le projet initial : un media qui parle de jeu et de société, sortir le jeu de l’univers enfantin pour le montrer comme un vrai outil, en pédagogie, en sensibilisation. On en fera notre blog, couplé avec une offre de conseil en création de jeu !

On trouve notre premier client pendant nos rencontres d’interview pour le blog. Ce sont les premières demandes qui nous permettront d’affiner notre offre.

De rencontres en rencontres, notre activité évolue, afin de coupler ce que l’on sait faire, ce que l’on aime faire et ce que les clients attendent de nous. Nos sujets de prédilections : améliorer les relations humaines dans les entreprises, faciliter leur intégration, les mettre à l’aise, sensibiliser aux enjeux sociétaux, favoriser les rencontres.

Très vite, nous avons compris qu’il était important de montrer des réalisations physiques, des supports pour illustrer notre savoir-faire : nous avons par exemple produit un jeu de carte utilisé par les start-up dans le cadre de leurs recrutements. Ce jeu a été cocréé avec Startup Only, site dédié aux recrutements des start-up. Le but du jeu était de dédramatiser l’entretien et d’aborder cette étape de façon ludique. Recruteurs et candidats ont des cartes en main pour apprendre mutuellement sur les compétences, les motivations, les émotions… L’idée étant aussi de redonner un peu de pouvoir au candidat avec, par exemple, une carte chance (pour donner une deuxième réponse plus convaincante), une carte joker ou une carte inversion pour permettre au candidat de retourner la question qui vient de lui être posée.

Quel est l’ADN de BEJOUE ?

Nous sommes une agence de solutions ludiques : nous créons des expériences humaines, nous remettons du dialogue, nous intégrons les collaborateurs, nous dynamisons les événements, nous développons les stratégies RSE…Notre claim c’est « mécanique ludique pour entreprise plus humaine ». Notre objectif : créer pour les entreprises des outils qui favoriseront le bien-être des salariés, que ce soit pendant le recrutement, la phase d’intégration, lors des évènements d’entreprises ou au quotidien. Nos mécaniques ludiques sont donc créées pour favoriser les interactions positives.

Comment s’illustre ce positionnement ?

Je peux vous donner quelques exemples…

Pour la HALLE AUX CHAUSSURES, nous avons travaillé sur le onboarding des nouveaux collaborateurs : Nous avons remplacé les réunions successives et les présentations powerpoint par un jeu en trois étapes, où ils vont pouvoir apprendre la culture d’entreprise, puis le cycle de vie du produit avec tous les métiers, et enfin participer à une chasse au trésor pour découvrir les locaux ! Pour LOUIS VUITON, nous avons monté un workshop dans le cadre de leurs nouveaux espaces en co-working, afin d’établir les bonnes pratiques en communauté.  Pour un réseau d’entrepreneurs, nous avons créé un Icebreaker ludique pour favoriser la prise de contacts, pour ENEDIS, c’était comment fédérer les équipes lors d’une journée d’innovation, pour L’Oréal, nous avons créé un atelier pour aider la compréhension d’une méthode de travail, pour EMMAUS, nous avons créé un jeu pour comprendre le mouvement…

Comment t’arrivent les briefs ? Comment trouvez-vous vos idées ?

Ce sont souvent des briefs évènementiels ou émanant des services RSE, RH ou communication. Nous avons besoin de connaitre les enjeux, les participants, les messages à faire passer etc.

Une fois le brief reçu, on passe en brainstorming. Nos propositions sont quasiment tout le temps du sur-mesure. Alors on invente, on fait appel à notre âme d’enfant et à notre connaissance des entreprises !

Quelle est votre roadmap ?

On se laisse porter (rires) ! Non à vrai dire, notre volonté est d’accompagner de plus en plus d’entreprises sur des sujets engageants, améliorer le quotidien des salariés avec fun mais intelligence, et créer de nouvelles mécaniques ! Notre développement se passe bien, on est de plus en plus sollicités pour des sujets variés et intelligents ! Pouvoir relier jeu et enjeux de société est une vraie chance ! Nous n’avons pas de salariés et n’avons pas forcément l’envie d’embaucher. Nous travaillons avec des freelances et d’autres structures complémentaires à la nôtre et, grâce à cette organisation, nous pouvons être flexibles et nous entourer des bons experts pour chaque besoin client.  

Quels sont tes liens avec l’ESSCA et ESSCA ALUMNI ?

J’ai compris après ma sortie de l’ESSCA l’importance du réseau !

J’ai principalement envie d’aider les étudiant.es ou ancien.nes de l’ESSCA qui auraient envie d’entreprendre mais ont peur de se lancer, souvent par manque de confiance.

Je croise régulièrement des anciens de l’ESSCA dont certains m’ont donné un vrai coup de pouce, notamment Cedric BRIGNON (Promo 2001), vice-président d’ESSCA ALUMNI qui nous a permis de réaliser une opération de sensibilisation chez WARNER !

Je travaille également avec Raphael HENRY, (Promo 2006), CEO de ArtFeelsGood qui nous a sollicité sur un besoin ludique pour l’un de leurs clients. Nous travaillons donc ensemble là-dessus en ce moment, c’est un joli projet et j’en suis ravie.

Avec Brieuc SAFFRE (Promo 2008), on se suit sur le jeu CIRCULAB, aussi présenté lors d’un afterwork ALUMNI et dans le portrait consacré à Brieuc !

Nous travaillons aussi avec Valérie PASTRE (Promo 2008) dans le cadre de son spectacle engagé sur l’environnement.

Enfin, j’ai donné un petit coup de pouce l’année dernière à ESSCA au Féminin. Nous avons d’ailleurs à cette occasion organisé un évènement au DESKOPOLITAN Château d’eau grâce à Paul Chevrillon et Alexis Rebiffé, Co-fondateurs (Promo 2009, comme moi), et déjà interviewés par le réseau !

Comment te-démarques tu de la concurrence ?

Il y a plusieurs acteurs sur le marché du « jeu pour entreprises ». Nous faisons beaucoup de sur-mesure, contrairement à d’autres qui ont des offres clefs en main, notamment pour la partie team building. Les clients sont de plus en plus en demande de cela. Ainsi, nos jeux sont élaborés pour coller parfaitement à l’entreprise, son A.D.N, et les êtres humains qui y travaillent. Nous soignons beaucoup la partie création, pour faire de jolis jeux, personnalisés. Venant du monde de la communication, c’est un point essentiel pour nous. On sort des univers graphiques habituellement utilisés dans les jeux pour se rapprocher des codes de l’entreprise ! De plus, nous essayons de limiter l’utilisation du numérique, pour sortir les salariés des ordinateurs, tablettes, téléphones. On se rend compte qu’après une phase où on voulait du numérique partout, on commence à comprendre l’importance de reconnecter les humains ! En effet, je suis convaincue que plus on utilise le digital comme outil dans l’entreprise, plus il faut s’en écarter lorsque l’on veut renforcer les liens.


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